À retenir : prévenir les risques psychosociaux dans une PME tient en 4 gestes : écouter les équipes, désigner une personne de confiance, former les managers et suivre quelques indicateurs. Pas besoin d’un grand plan pour commencer.
Stress chronique, conflits, surcharge, harcèlement : ce sont les risques psychosociaux (RPS). En Suisse, l’employeur doit les prévenir au même titre que les risques physiques (art. 6 LTr et art. 2 OLT 3). Bonne nouvelle : une PME peut avancer vite avec peu de moyens.
1. Écouter avant d’agir
Un court questionnaire anonyme ou quelques entretiens suffisent pour savoir ce qui pèse vraiment : la charge, les relations, le manque de reconnaissance, l’organisation. Vous éviterez de lancer des actions à côté des vrais besoins.

2. Désigner une personne de confiance
C’est la mesure de référence du SECO. Elle donne à chaque collaborateur un interlocuteur neutre en cas de conflit ou de harcèlement, avant que la situation ne s’enlise. Voir notre guide sur la personne de confiance.
3. Former les managers
Les managers sont les premiers à voir les signaux et les derniers à savoir quoi faire. Une formation à la prévention des RPS d’une demi-journée change déjà beaucoup : repérer, en parler, orienter, ajuster l’organisation.
4. Suivre 3 indicateurs simples
- Le taux d’absence et sa durée
- Le nombre de sollicitations de la personne de confiance (anonymisé)
- Le turnover et les motifs de départ
Revoyez-les une fois par an avec la direction : c’est ce suivi qui transforme quelques actions en vraie démarche de prévention.
Et le stress ?
Le stress est le RPS le plus répandu. Une formation à la gestion du stress donne aux collaborateurs des outils concrets, et un moment de récupération comme le massage assis montre que l’entreprise prend le sujet au sérieux.
Questions fréquentes
La prévention des RPS est-elle obligatoire en Suisse ?
Oui. L’art. 6 LTr et l’art. 2 OLT 3 obligent l’employeur à protéger la santé physique et psychique des travailleurs, ce qui inclut les risques psychosociaux.
Par quoi commencer quand on a peu de temps ?
Désigner une personne de confiance et former les managers sont les deux actions qui ont le plus d’impact pour le moins d’effort.
